C’était gros comme une montagne et je ne l’avais pas vu. Grâce à vous, j’ai l’immense joie de vous annoncer que l’année 2026 s’ouvre avec plusieurs nouveautés. La revue Les Correspondances géopoétiques assume désormais sa fonction de laboratoire de poésie, qui, au fond, a toujours été la sienne.
C’était gros comme une montagne et je ne l’avais pas vu. Grâce à vous, j’ai l’immense joie de vous annoncer que l’année 2026 s’ouvre avec plusieurs nouveautés.
La revue Les Correspondances géopoétiques assume désormais sa fonction de laboratoire de poésie, qui, au fond, a toujours été la sienne. En vous invitant à la découvrir chaque mois depuis 2019, nous explorons ensemble la relation intime entre le langage poétique, les paysages et les lieux qui façonnent mon écriture et celle des poètes que je rencontre ou que je souhaite rencontrer.
Dans le même esprit de partage vivant de la poésie, vous savez que je participe aux cafés-poésie de Sillé-le-Guillaume et de Conlie, animés par la maison d’édition La Plume de Léonie, avec laquelle j’ai contribué à la publication récente de Florilège et publié mon dernier ouvrage Nous les gens de la terre. Lors de ces cafés, j’ai fait la connaissance de Sabine Chagnaud. Elle a créé l’émission L’Écho poétique avec la radio associative Fréquence-Sillé. Avant L’Écho poétique, elle avait proposé des « chantiers poétiques ». Le principe, très simple, est très stimulant. Nous nous envoyons nos textes avant de nous rencontrer pour les travailler et nous désinhiber de notre écriture.
Lectrice fidèle des Correspondances géopoétiques, elle m’a proposé d’en relire les numéros avant envoi. Cela a amélioré ma façon de vivre le moment fatidique de l’envoi le jour J avant minuit.
A suivre sur www.nathaliebuchot.fr
J’IRAI LA CHERCHER LOIN
Nathalie Buchot, Inédit 2020.
J’irai la chercher loin s’il le faut
et il le faut
se cache‑t‑elle dans un bout de papier froissé ?
se tapit‑elle dans le grincement de la balançoire abandonnée
ou dans le cliquetis d’une serrure rouillée, jadis dorée ?
se love‑t‑elle dans le vent qui passe sur l’herbe blanche du matin ?
se blottit‑elle dans le râle du merle inquiet de sa merlette ?
peut‑être demeure‑t‑elle au fond du jardin
ou tout au bout du ciel ?
en vérité
je m’en moque comme du temps
et des voleurs d’âmes
la poésie est en moi
musique vivante
un peu de silence me suffit