A vous, à nos abandons

C’était gros comme une montagne et je ne l’avais pas vu. Grâce à vous, j’ai l’immense joie de vous annoncer que l’année 2026 s’ouvre avec plusieurs nouveautés. La revue Les Correspondances géopoétiques assume désormais sa fonction de laboratoire de poésie, qui, au fond, a toujours été la sienne.

Correspondances géopoétiques
2 min ⋅ 24/01/2026

Lettre extime

A vous, à nos abandons

C’était gros comme une montagne et je ne l’avais pas vu. Grâce à vous, j’ai l’immense joie de vous annoncer que l’année 2026 s’ouvre avec plusieurs nouveautés.

La revue Les Correspondances géopoétiques assume désormais sa fonction de laboratoire de poésie, qui, au fond, a toujours été la sienne. En vous invitant à la découvrir chaque mois depuis 2019, nous explorons ensemble la relation intime entre le langage poétique, les paysages et les lieux qui façonnent mon écriture et celle des poètes que je rencontre ou que je souhaite rencontrer.

Dans le même esprit de partage vivant de la poésie, vous savez que je participe aux cafés-poésie de Sillé-le-Guillaume et de Conlie, animés par la maison d’édition La Plume de Léonie, avec laquelle j’ai contribué à la publication récente de Florilège et publié mon dernier ouvrage Nous les gens de la terre. Lors de ces cafés, j’ai fait la connaissance de Sabine Chagnaud. Elle a créé l’émission L’Écho poétique avec la radio associative Fréquence-Sillé. Avant L’Écho poétique, elle avait proposé des « chantiers poétiques ». Le principe, très simple, est très stimulant. Nous nous envoyons nos textes avant de nous rencontrer pour les travailler et nous désinhiber de notre écriture.

Lectrice fidèle des Correspondances géopoétiques, elle m’a proposé d’en relire les numéros avant envoi. Cela a amélioré ma façon de vivre le moment fatidique de l’envoi le jour J avant minuit.

A suivre sur www.nathaliebuchot.fr

J’IRAI LA CHERCHER LOIN

Nathalie Buchot,  Inédit 2020.

J’irai la chercher loin s’il le faut

et il le faut

se cache‑t‑elle dans un bout de papier froissé ?

se tapit‑elle dans le grincement de la balançoire abandonnée

ou dans le cliquetis d’une serrure rouillée, jadis dorée ?

se love‑t‑elle dans le vent qui passe sur l’herbe blanche du matin ?

se blottit‑elle dans le râle du merle inquiet de sa merlette ?

peut‑être demeure‑t‑elle au fond du jardin

ou tout au bout du ciel ?

en vérité

je m’en moque comme du temps

et des voleurs d’âmes

la poésie est en moi

musique vivante

un peu de silence me suffit

Correspondances géopoétiques

Par Nathalie BUCHOT

Je suis poète contemporaine et géographe vivant en Sarthe. Mon travail explore les liens entre la poésie, les lieux et la philosophie dans une démarche géopoétique attentive aux paysages, aux voix et aux pratiques collectives. Je donne à voir la présence de l’extime et de l’immonde du monde.

Je travaille avec des chercheur·es, des acteurs culturels, des enseignant·es et des structures sociales qui souhaitent articuler pensée critique et contextuelle, territoire et création poétique.

Mes recherches portent sur la justice environnementale, les inégalités territoriales, les déchets et les marges, à l’intersection de la géographie sociale et de l'économie circulaire.

Les derniers articles publiés