Kessel

A vous, à nos intensités

A vous, à nos intensités, Comme promis, je réponds à vos propositions quant à un renouvellement possible de la revue Correspondances géopoétiques. Nous arrivons, non seulement, au 72 ème numéro, numéro du département de la Sarthe où j’habite mais aussi à sa 7ème année terminée. Or, j’ai remarqué...

Correspondances géopoétiques
2 min ⋅ 07/12/2025

Lettre extime

A vous, à nos intensités

Comme promis, je réponds à vos propositions quant à un renouvellement possible de la revue Correspondances géopoétiques. Nous arrivons, non seulement, au 72 ème numéro, numéro du département de la Sarthe où j’habite mais aussi à sa 7ème année terminée. Or, j’ai remarqué, que mes reprises de formations se sont effectuées environ tous les 7 ans. J’espère donc que la revue va se refaire une petite formation. Comme je l’avais souhaité, je l’ai menée seule durant ces sept premières années. Si le mois de décembre est le mois du  calendrier de l’avant, sachez que tous les mois, depuis 7 ans et les autres années futures, se confectionnent un joli calendrier de mots colorés, que vous trouverez après les Pointiplumes. Sachez donc que se construit au fil du temps, une armada de mots nécessaires à vivre. Je vous souhaite éprouver du plaisir à les relire.

Ce midi, en lisant la présentation du dernier ouvrage “ Le regard perdu” de Baptiste Morizot, philosophe du vivant, dans le philosophie Magazine de ce mois, je me suis prise à penser que curieusement, j’avais toujours imaginé que les Pointiplumes étaient des oiseaux. Mais, je viens de me rendre compte qu’ils n’en ont pas l’allure. J’ai seulement dessiné l’intention d’oiseaux : Philomène, une aigrette, Archibald, un bon rouge-gorge, haut sur ses pattes, Térèze, une mésange qui sautille sans cesse. L’homme seul est aussi un oiseau mais je ne sais pas encore lequel, je sais juste que c’est un oiseau qui cherche ses mots. Souvent, il me fait penser à mon père qui, justement avait ce regard “jizz”, celui qui voit des formes à la vitesse d’un éclair dans ce qui est informe. Mon père savait raconter les paysages invisibles. Découvrir, en lisant l’hypothèse “Jizz” de Baptiste Morizot que les Pointiplumes ne sont pas dessinés comme des oiseaux, me secoue quelque peu. Aurais-je eu le regard perdu en les dessinant ? Est-ce pour cela que je n’arrive pas à leur donner un mouvement ? Chercherais-je le mouvement de l’aigrette, du rouge-gorge et de la mésange ?

Voici donc, Sabine, les Pointiplumes revenus. Ils avaient disparu parce qu’ils avaient rencontré une végétation assez spécifique qui méritait d’être rendue visible.

A continuer la lecture de l’article, j’apprends que les hommes préhistoriques ne dessinaient pas l’environnement de l’ours, du cerf, du bison ; tout comme je l’ai fait dans un premier temps. J’aimerai leur donner un paysage, un fond, une scène mais je n’y arrive pas. Aurais-je donc le dessin pariétal ?  Tu as soulevé un autre point de l’accès difficile via mon site internet au téléchargement du fichier pdf. J’avais effectivement pris rendez-vous avec le webmaster fin juin mais le décès de mon père a fait annuler ce rendez-vous que je n’ai toujours pas repris. Maintenant, cela sera revu en 2026, d’autant plus que j’ai des choses à remanier sur mon site. Je voudrais mettre en premier temps, la poésie, mes recueils de poèmes, les correspondances géopoétiques, les illustrations et les performances. Nous verrons cela ensemble, si tu le veux bien, pour nos contributions futures lors des nouvelles correspondances géopoétiques.

Isabelle, je te remercie pour tes encouragements et ton admiration. Moi aussi, je t’admire pour ton abnégation et à bientôt pour un repas, un de ces jours !

Arnaud, merci pour ton petit mot et la porte ouverte. J’espère que ton voyage au Japon se passe bien. Je n’ai pas repris les performances électropoétiques mais je n’ ai pas abandonné l’idée car il me plait toujours autant de lire mes poèmes à voix haute.

Isabelle, j’ai vu sur les réseaux sociaux que ton concert s’est très bien passé. C’est vraiment bien, tu arrives à mixer chant, accordéon et théâtre. Finalement, tu y es bientôt au woman-show solo ! C’est très fort !

Marie-Paule, bien contente que le petit texte ait résonné jusqu’à toi. J’ai pensé effectivement à faire des pod-cast avec des lettres à voix haute. J’ai fait quelques vidéos poème que l’on peut retrouver sur ma chaine Youtube dont un réalisé avec Arnaud. C’est un long travail et je ne pense pas avoir les conditions nécessaires pour faire des enregistrements de qualité. Cependant, tu pourras écouter L’écho poétique sur Fréquence-Sillé pour entendre des poèmes lus à voix haute. Je ne lis pas mes poèmes mais ceux des poètes canadiens que j’ai rencontré l’année dernière. Il n’empêche que tu m’as donné une idée que je continues à cogiter... Surprise ....

Suite sur mon site www.nathaliebuchot.fr

De ce vent-là

Nathalie Buchot,  Inédit 2025.

Sortir le fil du vent de mon corps aimé

Tisser mes pensées et mes émotions

Je suis hissée par le fil du vent

Multiples semences déposées

Multiples sédiments apportés

Je me vis de ce vent-là

Correspondances géopoétiques

Par Nathalie BUCHOT

Je suis poète contemporaine et géographe vivant en Sarthe. Mon travail explore les liens entre la poésie, les lieux et la philosophie dans une démarche géopoétique attentive aux paysages, aux voix et aux pratiques collectives. Je donne à voir la présence de l’extime et de l’immonde du monde.

Je travaille avec des chercheur·es, des acteurs culturels, des enseignant·es et des structures sociales qui souhaitent articuler pensée critique et contextuelle, territoire et création poétique.

Mes recherches portent sur la justice environnementale, les inégalités territoriales, les déchets et les marges, à l’intersection de la géographie sociale et de l'économie circulaire.

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